La rencontre entre Solidarité et Passion
La rencontre entre Solidarité et Passion

Austin Mini (1959-2000)

Conçu à l'époque des restrictions d'essence, le petit caisson sur roues britannique s'est vendu à 5,3 millions d'exemplaires et a gagné trois fois le rallye de Monte-Carlo.

C'est souvent dans le voitures populaires minimalistes que l'on trouve le plus grand concentré d'idées. C'est le cas de l'Austin Mini pensée sur fond de crise du Canal de Suez, crise faisantprendre conscience de toutes les conséquences négatives de leur dépendance à l'énergie pétrolière. Il faut donc économiser cet or noir, à commencer avec les automobiles.

 

Tout d'un coup, les grosses voitures deviennent obsolètes, et il est impératif de se tourner vers de nouveaux modèles nettement plus compacts et économiques. L'ingénieur d'origine grecque Alec Issigonis est missioné pour donner vie à un cahier des charges d'une simplicité redoutable : moins de 600 kilos, 3 mètres de long, 1,40 mètre de large, 1,40 m de haut.

 

L'ingénieur a déjà à son actif l'excellente Morris Minor et va mettre tout son potentiel imaginatif et créatif au profit de la nouvelle voiture étudiée par la British Motor Corporation.

 

Chaque centimètre doit être exploité de façon optimale. Pour cela, Issigonis opte pour un moteur en position avant mais disposé transversalement. Pas assez d'espace pour la boîte de vitesses ? Qu'importe, elle sera glissée sous le moteur. Avec ses roues avant motrices, la future Austin, également vendue à ses débuts sous le nom de "Morris", s'affranchit d'un encombrant tunnel de transmission et peut offrir à ses passagers un coffre à l'arrière. Les roues aux quatre coins de la carrosserie achèvent de dégager u habitacle qui paraît géant au regard de ses dimensions.

 

Le temps pour la clientèle de s'habituer à cette drôle de voiture, et c'est un véritable phénomène de mode qui va accompagner le parcours de celle qu'on appelle dorénavant la "Mini". Citadine, familiale et sportive, elle sait tout faire !

 

Enfin, on ne saurait passer sous silence les versions Cooper et Cooper S de la Mini, et leur palmarès flatteur en compétition. John Cooper, un Anglais qui a remporté plusieurs titres de champion du monde des constructeurs en F1, s'est en effet emparé de la Mini pour l'ensorceler.

 

C'est ainsi qu'il dote notamment la Cooper S de 68 chevaux. Peu direz-vous ? Avec un poids plume et une tenue de route formidable, cette voiture fit des étincelles. Elle remporta trois victoires au rallye de Monte-Carlo.

 

Une boîte roulante devenue mythe en somme, si bien qu'en 2001, un an après la vente de Rover, BMW lançait une nouvelle gamme de Mini !

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